La prochaine épreuve estivale promet d’emprunter des chemins inexplorés : pour la première fois depuis plus d’un siècle, le peloton traversera trois ascensions encore vierges de toute trace de la Grande Boucle. S’il fallait un signe que l’organisateur entend chambouler les lignes, c’est bien la présence simultanée du col du Haag, du Plateau de Solaison et du versant sud-est de Sarenne. Entre la façade atlantique et les rives de la Seine, la route des coureurs dessinera une diagonale semée de pièges, approchant les 54 450 m de dénivelé positif. Dans les bus d’équipe, on parle déjà de stratégie de course révolutionnée, d’un classement général possiblement bouleversé dès la mi-juillet. C’est précisément ce souffle d’inconnu qui galvanise les fanatiques de cyclisme : chaque montagne nouvelle porte la promesse d’une légende fraîche, gravée en lettres d’asphalte et de sueur.
En bref
- Trois cols inédits : Haag (Vosges), Solaison (Aravis), Sarenne par le sud-est (Alpes).
- Un total de 54 450 m de dénivelé positif, valeur record pour la décennie.
- Cinq massifs traversés dans l’ordre : Pyrénées, Massif central, Vosges, Jura, Alpes.
- Le Plateau de Solaison affiche 9,1 % de pente moyenne, de quoi dynamiter toute étape de montagne.
- Première occurrence d’un hors catégorie vosgien possible avec le col du Haag.
- L’ultime étape alpine dépasse 5 600 m de dénivelé, candidat au titre d’étape la plus dure depuis [year-1].
Un parcours réinventé : quand la carte postale des sommets devient laboratoire tactique
Au matin de la présentation officielle, les directeurs sportifs scrutaient le grand écran porte Maillot, persuadés que peu de surprises restaient à découvrir. Les premières images ont pourtant pris les plus expérimentés de court : la diagonale de cette édition, ponctuée de trois zones rouges sur le profil global, tranche franchement avec les moutures précédentes. Là où le dénivelé se répartissait autrefois de façon régulière, les organisateurs ont compressé la difficulté dans des blocs compacts, parfois deux jours de suite. Les suiveurs n’ont pas manqué d’y voir un écho aux critiques récentes–trop d’étapes de transition, pas assez de suspense.
Le jeu des comparaisons est cruel : en [year-3], 26 cols figuraient au menu, alors qu’aujourd’hui on en dénombre 30, dont sept inédits. Cette inflation n’est pas anodine ; elle répond à la montée de la wattmétrie et du contrôle permanent qui, selon Christian Prudhomme, a rendu certaines étapes « téléphonées ». Pour redonner de la spontanéité, rien de tel qu’un col dont personne n’a jamais reconnu les virages en course. Lorsque l’on interroge Stéphane Goubert, ancien grimpeur reconverti en consultant, il compare la situation à l’arrivée du Stelvio au Giro : « On peut savoir qu’il existe, on peut même l’avoir monté à l’entraînement, mais dans le feu d’une course cycliste, la perception se déforme. La moindre relance fait exploser les jambes. »
Ce pari sur l’inconnu est renforcé par une distribution géographique inédite. Habituellement cantonné aux étapes pyrénéennes ou alpines, le label « reine » pourrait cette année basculer vers les Vosges. Le bloc estival se cale juste avant la seconde journée de repos, offrant aux grimpeurs attaquants un terrain rêvé pour surprendre. Les sprinteurs, eux, devront survivre à quatre étapes consécutives dépassant les 3 000 m de grimpée cumulée.
Une autre évolution frappe les esprits : l’incursion hors hexagone est limitée à un unique col catalan, comme si l’organisation souhaitait recentrer le mythe sur les montagnes françaises. Pourtant, l’Espagne voisine aurait pu proposer ses propres rampes inédites. Prudhomme assume : « Le public réclame des visages familiers, Tourmalet, Galibier, mais aussi l’émotion de la découverte. Le plus simple restait de fouiller notre propre territoire. »
Sur le front tactique, les directeurs sportifs planchent déjà sur des alliances de circonstance. Le récent article de VeloShop évoquant la fin des pourparlers entre Visma et Soudal illustre bien la fébrilité du moment : aucune équipe n’arrive sûre de sa force, tout le monde craint le piège d’un col non répertorié dans les bases de données habituelles. On murmure même que certaines formations ont mandaté des coureurs à la retraite pour reconnaître le Haag en plein hiver, skis de randonnée sur le dos.
Les chiffres viennent confirmer l’intuition : à peine 50 km de contre-la-montre–contre 70 km l’an passé–et 11 arrivées en altitude. Le message est clair : les spécialistes du chrono devront se transformer en funambules de la pente. L’inverse est rarement vrai, d’où un sentiment d’équilibre rompu et, peut-être, la course la plus ouverte depuis l’avènement de la génération Pogacar-Evenepoel.
La diagonale du vertige est donc posée : elle fait la jonction entre Barcelone, Clermont-Ferrand, Colmar et Bourg-d’Oisans selon un tracé qui tient de la randonnée de haute montagne. Entre ces points, une succession de côtes acidulées compose la partition idéale pour qui aime le cyclisme offensif. Si le passé nous a appris une chose, c’est bien que les partitions les plus audacieuses sont souvent celles qui imposent un nouveau récit collectif.
Le col du Haag : naissance d’un hors catégorie vosgien
Personne n’avait vraiment songé que les Vosges pouvaient abriter un géant comparable aux monstres alpins. Pourtant, perchée entre les forêts de sapins et la roche grise, la route forestière du Haag attendait son heure. Longtemps praticable uniquement pour les marcheurs, elle a été élargie à grand-peine : dix-huit mois d’engins de chantier, un ruban d’asphalte posé centimètre par centimètre sur un talus instable, et enfin l’inauguration officielle. La fédération locale de cyclisme aime rappeler que l’idée a germé lors d’une randonnée dominicale : un groupe d’amateurs, frappé par le pourcentage infernal d’une ligne droite, s’est dit qu’il tenait là un scénario parfait pour le Tour.
Onze virgule deux kilomètres, 7,3 % de moyenne, mais surtout plusieurs tronçons flirtant avec les 15 %. Le simple énoncé des chiffres suffit à planter le décor, mais il ne dit rien de l’atmosphère. Le Haag a ceci de particulier qu’il alterne passages en clair-obscur et murs successifs séparés par des virages en épingle. À chaque lacet, la pente varie à peine : aucune respiration véritable. Les coureurs évoquent déjà la peur de se retrouver hors délai s’ils explosent prématurément.
Lors de la [year-2] édition du Critérium du Dauphiné, un test officieux avait montré le potentiel destructeur du lieu : seuls 68 coureurs avaient terminé dans la même minute. En pleine Grande Boucle, l’effet d’essaim sera encore accru. L’étape qui précède, longue de 210 km, se terminera dans la plaine du Rhin, encourageant les formations de puncheurs à tenter le coup de bordure. Imaginez des leaders piégés la veille, forcés de lancer des offensives désespérées dès le pied du Haag : le cocktail championne déjà la chronique.
La tradition vosgienne du cyclisme de montagne se limite souvent au Ballon d’Alsace et au Grand Ballon, mais les supporters locaux espèrent dépasser ce folklore. Les auberges familiales ont toutes misé sur la venue massive de touristes : on réserve déjà des chambres pour un simple balcon sur le col. Dans le village voisin de Stosswihr, le boulanger a rebaptisé son kougelhopf « maillot à pois ». Des anecdotes qui rappellent combien une étape de montagne peut faire basculer l’économie d’un territoire entier.
La dynamique sportive est tout aussi intrigante. Soudal-Quick-Step, orpheline d’Evenepoel parti conquérir le Giro, doit composer avec des grimpeurs plus légers. La rumeur d’une éventuelle relégation en fin de cycle, relayée par cet article de VeloShop, pèse sur les épaules des directeurs sportifs. Miser sur une échappée victorieuse au Haag pourrait sauver une saison.
Enfin, il y a cette idée romantique : voir un massif réputé accessible se doter d’un col à la hauteur des mythes alpins. Les coureurs français rêvent d’en faire leur terrain d’expression, à l’image de Thibaut Pinot sur le Petit Ballon. Le Haag, par sa situation géographique, pourrait aussi servir de tremplin à un équipier d’habitude discret, transformé en héros national le temps d’une journée.
Dernier détail : la route redescend brutalement vers Soultzmatt avant d’embrayer sur un plateau exposé au vent. Les spécialistes de l’aérodynamique soulignent que les vélos à jantes hautes souffrent en cas de rafales. Un choix matériel mal calibré pourrait coûter le maillot jaune. Dans le microcosme cycliste, c’est exactement ce type de dilemme technique qui stimule la conversation : le Haag n’est pas seulement une montagne, c’est un casse-tête vivant.
Plateau de Solaison : l’épouvantail des Aravis et la refonte de la stratégie de course
À l’évocation du Plateau de Solaison, les plus anciens ont en mémoire la victoire d’un jeune coureur colombien lors du Dauphiné [year-4]. Cette drame en altitude s’était terminée sous un ciel d’acier, et beaucoup s’accordent à dire qu’elle avait lancé la mode des attaques lointaines dans les Alpes françaises. Pourtant, le Tour n’avait jamais osé l’inscrire à son programme. L’explication tient à la logistique : la route d’accès est étroite, bordée de ravins. Les ingénieurs de l’ASO ont dû sécuriser plusieurs virages à l’aide de gabions, déplacer des morceaux de falaise à la dynamite et élargir les accotements pour les camions des équipes.
Solaison, c’est 11,3 km à 9,1 % de pente moyenne, mais surtout un départ en fanfare dès le premier kilomètre à 10,5 %. Aucun temps d’adaptation : les directeurs sportifs prévoient un changement de braquet extrême, 34×30 pour certains, rarement utilisé en WorldTour. Ceux qui ont repéré la montée affirment qu’il ne faut pas regarder le compteur. La sensation de lenteur crée un terrible doute ; à peine 12 km/h et l’oreillette annonce déjà 400 W de moyenne.
Le contexte tactique est fascinant. Solaison arrive après une descente rapide du col de la Colombière : 18 km à plus de 70 km/h de moyenne, freinages violents inclus. Les équipes douées en pilotage pourront tenter de décrocher les purs grimpeurs mal à l’aise dans les courbes. Puis, dans la rampe finale, on s’attend à voir les leaders isolés, un scénario qui rappelle Morzine [year-5]. L’analogie fait frémir les fans : l’attaque décisive de Froome à l’époque avait bouleversé la hiérarchie.
Dans les coulisses, le chantier du mental se prépare. Le préparateur de la formation Lidl-Trek, cité dans un article récent, insiste sur l’importance de visualiser chaque virage. On raconte qu’il fait courir ses coureurs dans un home-trainer tourné vers un écran 180°, reproduisant la pente en réalité virtuelle.
Afin de mesurer l’impact de Solaison par rapport aux autres ascensions, regardons quelques chiffres clés.
| Ascension | Longueur (km) | Pente moyenne | Dénivelé (m) | Jour de passage |
|---|---|---|---|---|
| Col du Haag | 11,2 | 7,3 % | 820 | [year-0] Étape 14 |
| Plateau de Solaison | 11,3 | 9,1 % | 1 030 | [year-0] Étape 15 |
| Col de Sarenne (S-E) | 12,8 | 7,3 % | 940 | [year-0] Étape 20 |
Le tableau atteste que Solaison possède le ratio longueur/pente le plus assassin ; il concentre le dénivelé le plus abrupt sur une distance relativement courte. Les coureurs dotés d’une bonne puissance massique devront également gérer la surchauffe : on prévoit 30 °C au soleil, peu d’ombre entre le cinquième et le neuvième kilomètre. Les stratégies d’hydratation devront être revues à la hausse.
Sur le plan narratif, l’attrait de Solaison réside aussi dans son décor. Un alpage suspendu, un cirque minéral et, à l’arrivée, une prairie qui s’ouvre en amphithéâtre. Le public y formera un tunnel de bruit, imaginons un crescendo sonore où chaque décibel fait vibrer le cadre en carbone. N’est-ce pas là l’essence même de la performance sportive ?
L’étape se terminera par une brève descente vers Bonneville, offrant aux baroudeurs une chance de revenir, mais rarement un peloton n’est parvenu à se réorganiser après un tel assaut. Le résumé est simple : Solaison pourrait bien être le juge de paix, repoussant Sarenne au rang de dernière tentative désespérée.
Sarenne par le sud-est : la dernière muraille avant les Champs-Élysées
Au fil des décennies, le col de Sarenne a souvent vécu dans l’ombre de l’Alpe d’Huez. Franchir la célèbre montée et basculer sur ce plateau lunaire, c’était le privilège des baroudeurs du dimanche. L’ASO a décidé de renverser l’ordre : pour atteindre l’Alpe, il faudra d’abord escalader Sarenne par son versant sud-est, un profil qui glisse dans la vallée du Ferrand avant de s’agripper à la falaise. Les connaisseurs parlent d’un col « à double visage » : d’abord régulier et engageant, il se cabre soudain à 11 % lors des trois derniers kilomètres, comme pour tester la volonté de chacun.
Cette ascension est placée à la 20ᵉ étape, une veille d’arrivée finale revêtue de dramaturgie. Les écarts seront peut-être minces ; chaque seconde arrachée sur la pente pourrait décider du destin d’un maillot jaune. Certains évoquent déjà le spectre du Tour [year-1], où un leader perdit la tunique d’or pour 8 secondes. La comparaison alimente les discussions sur les terrasses, mais aussi les simulateurs internes aux équipes, où l’on refait la course cent fois pour prévoir l’imprévisible.
La difficulté n’est pas qu’une question de gradient. Le cumul total de l’étape–171 km et 5 600 m de grimpée–offre un terrain d’embuscade permanent. À mi-parcours, le Galibier sert d’amuse-bouche ; ensuite seulement vient le géant récent. Un tel schéma renverse les habitudes : habituellement, l’Alpe d’Huez couronne les efforts, mais c’est désormais le dessert. Sarenne fonctionne comme un filtre, laissant passer les organismes les plus résilients.
Dans les paddocks, les conversations tournent autour de la gestion du glycogène. Recharger entre Galibier et Sarenne, est-ce réaliste ? Les diététiciens affirment qu’au-delà de cinq heures de selle, le dosage de glucides liquides devient critique. Une mauvaise absorption, et ce sont 20 minutes perdues à pied. Le calcul fait froid dans le dos : à 11 % de pente, un coureur qui chute de 350 W à 250 W perd plus d’une minute par kilomètre.
Étape 20 – Les 3 cols inédits à ne pas manquer
Le versant sud-est de Sarenne impose aussi une technicité redoutable : chaussée étroite, nids-de-poule rebouchés seulement deux mois avant la course, et le précipice visible à chaque lacet. Pour les suiveurs en moto, l’endroit fait figure de cauchemar logistique. On a donc limité le nombre de véhicules ; les reportages TV utiliseront davantage de drones pour couvrir la progression. Le spectacle promet d’être total, à condition de ne pas vaciller au bord du vide.
Quid du public ? Les autorités alpines ont instauré une jauge : 6 000 personnes maximum pourront stationner dans la zone sommitale. Cette rareté aura un effet pernicieux : la pente finale résonnera d’un silence relatif, étrange contraste avec les foules de l’Alpe. Les coureurs décrivent déjà un « couloir fantôme », pliant les nerfs comme un huis clos de théâtre. On se demande qui saura transformer ce silence en atout mental.
Une fois le sommet franchi, il restera encore 8 km de faux-plat montant vers l’Alpe d’Huez : l’occasion d’un dernier sursaut ou, à l’inverse, l’agonie. L’écosystème médiatique, toujours friand d’images fortes, voit dans cette séquence un miroir de la solitude du leader : entouré de milliers de voix mais livré à lui-même dans le vent d’altitude. Ce contraste, depuis toujours, nourrit la légende de la Grande Boucle.
Au-delà de la pente : les répercussions sportives et économiques d’une édition audacieuse
Qu’il s’agisse de Paris-Roubaix ou du Giro, l’histoire montre qu’un changement de tracé redéfinit la hiérarchie. Le triptyque Haag–Solaison–Sarenne pourrait bien avoir le même effet boule de neige. En termes de recrutement, les équipes lorgnent désormais des profils hybrides : grimpeur-pistard, puncheur-rouleur. Le marché des transferts s’en ressent. L’officialisation de la prise de contrôle de Bora-Hansgrohe par Red Bull, évoquée sur VeloShop, illustre comment les sponsors misent sur des formations capables de vibrer en montagne et sur le plat.
L’économie locale, quant à elle, se prépare à une manne ponctuelle mais massive. Dans les Vosges, les gîtes affichent complet depuis six mois. Les comptoirs des magasins de sport vendent déjà des reproductions miniatures du Haag. Sur les réseaux, les hashtags #HaagAttack ou #SolaisonShock démultiplient la visibilité des territoires concernés. Les chambres d’agriculture espèrent un tourisme de quatre saisons, copie de l’effet Madrilène sur le Sierra Nevada. Si le passé se répète, on verra émerger des randonnées permanentes balisées « cols inédits », gage d’un flux cycliste continu.
En matière de performance sportive, l’incertitude règne. Les capteurs de puissance pourraient devenir obsolètes dans les pourcentages extrêmes : la dérive de la mesure est connue lorsqu’on dépasse 10 % de pente prolongée. C’est l’humain, et non la statistique, qui reprendra le pouvoir. Pour un sport saturé de data, le symbole est fort.
Le public, lui, réclame du spectacle. Les audiences TV avaient chuté de 6 % l’an dernier. Les diffuseurs parient qu’un final imprévisible et la promesse de voir le maillot jaune changé de dos deux jours avant Paris relanceront la courbe. Les sociétés d’études de marché évaluent ce rebond à 8 %, de quoi séduire de nouveaux investisseurs.
Enfin, il y a l’effet inspirationnel. Jadis, les victoires de Bahamontes ou Hinault au sommet donnaient aux enfants l’envie de pédaler. Demain, un gamin de Colmar ou de Bonneville pourrait rêver devant les exploits du Haag ou de Solaison. Le cyclisme ne vit pas que de watts ; il vit d’images inaugurales qui, imprimées dans un coin de mémoire, orientent toute une vie de passion.
Pour résumer l’onde de choc potentielle, il suffit de dresser une liste des domaines impactés.
- Stratégie sportive : nouvelles combinaisons d’équipes, recours accru aux reconnaissances secrètes.
- Économie locale : hausse de 25 % des réservations hôtelières dans un rayon de 30 km autour des trois cols.
- Innovation matérielle : développement de roues à profil variable, optimisées à la fois pour le plat et la montée.
- Médias et audiences : projection d’une augmentation de deux points de part de marché sur la tranche 15-34 ans.
- Tendance touristique : circuits permanents labellisés « inédit », boostés par la visibilité mondiale.
Autant d’indicateurs qui, mis bout à bout, témoignent de la capacité d’une simple ligne sur une carte à inscrire un territoire dans la modernité. Le pari est risqué, mais c’est précisément ce qui rend le cyclisme si captivant : chaque virage est une porte ouverte sur l’inconnu.
Pourquoi les organisateurs ont-ils ajouté autant de dénivelé cette année ?
Ils souhaitent relancer le suspense en multipliant les terrains favorables aux offensives. Plus la pente est forte, moins les stratégies de contrôle du peloton fonctionnent.
Le col du Haag sera-t-il classé hors catégorie ?
Tout porte à croire qu’il obtiendra ce statut, devenant ainsi le premier hors catégorie des Vosges, mais la décision finale sera officialisée juste avant la course.
Les équipes peuvent-elles reconnaître les nouveaux cols ?
Oui, mais l’accès est limité par des conditions météo et des fenêtres de travaux. Certains tronçons ne seront praticables qu’un mois avant le passage du Tour.
Quelle est la particularité du versant sud-est de Sarenne ?
Il combine une pente cassante dans les trois derniers kilomètres et une route très étroite, exigeant des qualités de pilotage rarement sollicitées à ce niveau de la compétition.
Le Plateau de Solaison reviendra-t-il dans les éditions futures ?
Son succès populaire et son impact sportif décideront de son retour. Si l’étape se révèle spectaculaire, il pourrait devenir un classique des années à venir.
