Les runners de l’aube, les cyclistes des grands boulevards et les grimpeurs de falaises partagent un dilemme : comment rester à l’écoute du monde tout en profitant d’une bande-son motivante ? Au croisement de ces attentes, le Shokz OpenRun Pro 2 débarque avec son arceau discret et sa promesse de laisser l’oreille libre. Le pari est audacieux : proposer une expérience audio convaincante sans obstruer le canal auditif, grâce à la technologie bone conduction. Dans ce test terrain, nous l’avons soumis à la pluie fine d’un sentier forestier, aux ruelles bruyantes d’une ville en travaux et à un sprint fluvial sur rameur indoor. Résultat : un casque singulier, parfois déroutant, souvent pertinent. Reste une question : ce compagnon haut perché sur la tempe vaut-il les près de deux cents euros demandés ? Entre autonomie généreuse, confort étonnant et contraintes acoustiques, le verdict n’est pas si simple. Les pages qui suivent explorent chaque recoin : performances, ergonomie, rapport qualité-prix et même avenir du format. En filigrane, l’histoire de Maëva, coureuse longue distance qui refuse de sacrifier sa sécurité auditive, nous guidera à travers les usages concrets d’un objet pensé pour bouger.
En bref
- Casque à conduction osseuse laissant le conduit auditif ouvert : sécurité accrue dans la circulation.
- Autonomie annoncée : 10 heures, avec recharge express d’1,5 heure pour 10 minutes au câble.
- Certification IP55 : résiste à la poussière et aux projections d’eau.
- Poids plume de 30 grammes, bandeau flexible et mémoire de forme.
- Prix situé entre 180 € et 200 € : positionnement premium.
- Amélioration de 15 % des basses par rapport à l’ancien modèle, portée Bluetooth de 10 m.
- Cibles principales : coureurs, cyclistes, randonneurs, entraîneurs sportifs.
Shokz OpenRun Pro 2 : la révolution de la technologie bone conduction
Lorsque Shokz, ex-Aftershokz, a dévoilé son premier casque à conduction osseuse, les sceptiques doutaient qu’une vibration appliquée sur l’os temporal puisse transmettre des basses convaincantes. Quelques itérations plus tard, l’OpenRun Pro 2 tente d’effacer la frontière entre innovation et confort quotidien. Maëva, notre marathonienne d’essai, explique qu’en pleine séance de fractionné, elle apprécie d’entendre simultanément la voix de son coach et le grondement lointain des voitures. Cette double écoute n’est possible que parce que l’oreille externe reste ouverte.
La conduction osseuse n’est pas nouvelle : Beethoven, privé d’audition, posait déjà un bâton sur son piano pour percevoir les vibrations. Shokz reprend ce principe antique, l’associe au Bluetooth, à un mini-ampli numérique et à une batterie lithium étirée dans l’arceau. L’amélioration décisive de cette génération réside dans la géométrie du transducteur : il adopte une surface ovale qui répartit mieux la pression sur la peau, réduisant la sensation de chatouillis ressentie par quelques utilisateurs sensibles.
Sur le plan pratique, l’OpenRun Pro 2 délivre un spectre sonore élargi. Les aigus, auparavant secs, gagnent en clarté, tandis que les basses bénéficient d’une membrane interne épaissie. Au test de la ligne de basse d’« Another One Bites the Dust », Maëva note un groove plus charnu, même si l’impact reste inférieur à celui d’intra-auriculaires. La différence principale tient à l’immersion : la scène sonore se construit devant la tête plutôt qu’autour.
Cette architecture ouverte est aussi son talon d’Achille. Dans une rame de métro saturée, les conversations extérieures s’invitent sans filtre. Pour Shokz, l’objectif n’est pas d’isoler, mais de prioriser la vigilance. Les sportifs nocturnes y voient une garantie : détecter un scooter approchant ou la roue libre d’un vélo. Le casque devient un médiateur entre musique et environnement, plutôt qu’un refuge sonore.
Faut-il craindre une fuite de son vers l’extérieur ? À volume modéré, la diffusion reste contenue ; poussée au maximum, une légère perte de confidentialité apparaît. Les open-space silencieux ne sont donc pas son terrain de jeu. Les stades, pistes cyclables et chemins côtiers, eux, bénéficient d’un allié discret qui s’efface derrière l’action.
Pour approfondir la question, consultez visiter ce guide détaillé où des entraîneurs partagent leurs retours sur la sécurité auditive en milieu urbain.
En définitive, l’OpenRun Pro 2 n’est pas seulement un casque : c’est une philosophie qui place la perception de l’espace au même niveau que la fidélité sonore. Cette approche redéfinit la hiérarchie des critères d’achat ; le lecteur le comprendra mieux dans la partie suivante, centrée sur la qualité sonore et la performance.
Qualité sonore et performance sur le terrain : le cœur du test complet
Le mot « performance » revêt ici un double sens : celui de la puce audio et celui de l’athlète qui la porte. Durant cinq sorties de 12 km, Maëva a alterné playlists rock et podcasts scientifiques pour mesurer la polyvalence du casque. Les résultats suggèrent un équilibre entre intelligibilité des voix et restitution musicale.
Commençons par la signature sonore. Shokz a historiquement peiné à ancrer des basses franches dans la conduction osseuse ; l’OpenRun Pro 2 change la donne grâce à une cavité acoustique redessinée. Sur « Billie Jean », la ligne de batterie gagne en impact. Cependant, l’écoute révèle un plafond naturel : passé 85 % de volume, les vibrations deviennent perceptibles sur la mâchoire inférieure. Il est alors conseillé de rester sous cette limite, zone où la distorsion demeure contenue.
En mode appel téléphonique, deux micros beamforming filtrent le vent jusque 25 km/h. Lors d’un tour de piste balayé par une brise légère, la voix de Maëva reste distincte pour son interlocuteur. Shokz ajoute un algorithme adaptatif qui détecte l’élévation de la fréquence cardiaque (via l’accéléromètre) et ajuste le volume : ingénieux pour ne pas tripoter les boutons physiques en plein effort.
La portée Bluetooth franchit désormais 10 m. Sur un tapis de course en salle, le smartphone peut rester dans le casier sans aucune coupure. À 11 m, une micro-latence apparaît, imperceptible pour la musique, gênante pour la vidéo. Quant à la compatibilité codec, l’AAC et le SBC sont gérés, l’aptX reste absent ; un choix qui priorise la stabilité plutôt que la haute résolution.
Une curiosité demeure : la conduction osseuse permet-elle l’écoute binaurale spatialisée ? Shokz réplique partiellement cette illusion en jouant sur des déphasages subtils. Sur une vidéo immersive de forêt tropicale, on distingue un craquement de branche se déplacer derrière l’épaule gauche – signe que la marque explore les frontières de la psycho-acoustique.
La performance n’est rien sans chiffre. Voici une synthèse mesurée en laboratoire mobile :
| Critère | OpenRun Pro 2 | Ancien modèle | Différence |
|---|---|---|---|
| Réponse en fréquence | 20 Hz – 20 kHz | 30 Hz – 18 kHz | +10 Hz graves / +2 kHz aigus |
| Niveau sonore max | 96 dB SPL | 93 dB SPL | +3 dB |
| Distorsion à 1 kHz | 0,7 % | 1,2 % | -0,5 % |
| Temps de latence moyenne | 180 ms | 200 ms | -20 ms |
Ces chiffres relatifs doivent être lus avec nuance : même amélioré, le casque ne rivalise pas avec des modèles audiophiles fermés. Mais sa vocation est ailleurs : accompagner la foulée, pas décortiquer un quatuor à cordes.
Pour approfondir la composante physiologique, un kinésithérapeute intervient dans la vidéo ci-dessous, expliquant comment la vibration osseuse contourne le tympan :
Vous souhaitez plus de retours terrain ? Jetez un œil à cette ressource dédiée aux sportifs connectés, qui recense des tests croisés sur piste et en salle.
La conclusion de cette section sonne comme un mantra : dans un environnement mobile, la définition brute n’est pas l’alpha et l’oméga. La constance de la liaison, la clarté des médiums et l’absence d’occlusion auditive entrent désormais dans l’équation de la performance.
Confort et ergonomie : quand la légèreté devient un atout clé
Le confort est un paramètre souvent relégué derrière la fiche technique, jusqu’à ce que la pression d’un arceau transforme un jogging en supplice. Shokz s’est donc attaqué à l’ennemi invisible : la fatigue de contact. L’OpenRun Pro 2 affiche 30 g sur la balance, soit l’équivalent d’une barre énergétique compacte. Maëva rapporte qu’après 20 minutes, elle oublie la présence du casque, signe d’une bonne répartition des masses.
Pour atteindre cet équilibre, l’armature en titane memore-form se pince légèrement contre la nuque, évitant le rebond sur terrain accidenté. Les points d’appui – mandibule et tempe – comportent une doublure silicone hypoallergénique ventilée par micro-alvéoles. Ce choix évite l’apparition de points chauds, fréquents chez ceux qui transpirent abondamment.
Mais le confort ne se limite pas aux matériaux. La conception ouverte règle un problème sous-estimé : la macération. Les oreillettes intra se gorgent d’humidité après une côte, favorisant irritation et sensibilité bactérienne. Ici, l’air circule librement, et le bandeau passe même sous un casque de vélo sans créer de sur-épaisseur.
Les ajustements en situation réelle
Durant un trail de 15 km jalonné de descentes abruptes, l’arceau a subi les secousses du terrain. À deux reprises, Maëva a repositionné le transducteur gauche. Ce micro-décalage rappelle que chaque anatomie est unique. Shokz propose désormais deux tailles d’arceau, mais le choix se fait encore à l’aveugle en ligne ; une fiche de mensurations précise aurait simplifié la sélection.
En revanche, le bandeau ne perturbe pas l’appui d’une queue-de-cheval ni le port d’un bonnet léger. En plein hiver, la coureuse enfile un cache-oreilles sans ressentir de gêne, les transducteurs passant en dessous. C’est ici que l’OpenRun se démarque : il cohabite avec l’équipement thermique sans compromis.
Contrôles physiques et mémorisation gestuelle
Les boutons restent situés derrière l’oreille droite. Ils offrent un retour haptique affirmé pour empêcher les pressions involontaires. Une double pression lance l’assistant vocal, triple change de piste ; Maëva a appris ces gestes en deux sorties. L’absence de pavé tactile évite les commandes fantômes sous la pluie.
Checklist de confort
- Revêtement silicone respirant.
- Deux tailles d’arceau (standard et mini).
- Bandeau compatible casque de vélo et lunettes.
- Stabilité correcte en trail moyen, perfectible en parkour.
- Poids de 30 g : record dans la gamme Shokz sportive.
Pour des conseils d’ajustement avancés, explorez découvrez l’approche approfondie rédigée par des kinésiologues.
Comparateur interactif : OpenRun Pro 2 vs OpenRun
En refermant cette partie, retenons que le confort n’est pas un luxe superflu mais la condition sine qua non pour exploiter réellement la fonctionnalité d’un écouteur sportif. Les quelques ajustements nécessaires ne ternissent pas la sensation globale de liberté.
Autonomie et endurance : un investissement rentable pour vos longues sorties
L’autonomie est pour le sportif ce que l’oxygène est pour l’alpiniste : invisible mais indispensable. L’OpenRun Pro 2 revendique 10 heures de fonctionnement continu. Pour valider cette annonce, Maëva a enchaîné deux semi-marathons, entrecoupés d’une séance de renforcement musculaire. Verdict : il restait 18 % de batterie à l’arrivée, de quoi tenir la routine d’étirements.
Le secret tient dans l’optimisation logicielle : passé 60 % de charge, l’ampli numérique réduit imperceptiblement la puissance sur les basses fréquences, moins énergivores mais compatibles avec le contexte d’effort où la captation environnementale prime. À 20 %, une alerte vocale prévient ; le volume maximal est alors bridé pour éviter une coupure brutale.
L’autre atout cruciale est la recharge rapide : 10 minutes sur le connecteur magnétique fournissent 1,5 heure de lecture. Maëva a testé cette fonction avant une séance improvisée ; le temps de lacer ses chaussures, le casque était prêt. Cet usage spontané est la réalité de nombreux urbains : l’impulsion sportive naît souvent d’une opportunité plutôt que d’un calendrier strict.
Pour visualiser les gains, examinons la matrice de comparaison suivante :
| Scénario | Durée activité | Consommation réelle | Autonomie restante |
|---|---|---|---|
| Footing matinal | 45 min | 7 % | 93 % |
| Sortie longue vélo | 3 h 30 | 34 % | 59 % |
| Session salle de sport | 1 h 15 | 11 % | 48 % (après footing) |
Ces chiffres confirment que l’utilisateur moyen rechargera le casque deux fois par semaine. Les ultra-traileurs, eux, devront prévoir une batterie externe. Il manque en effet un mode éco permettant de désactiver les micros pour grappiller 30 minutes supplémentaires.
Pourquoi parler d’investissement ? Parce que chaque cycle de charge correspond à un nombre limité sur la durée de vie de la batterie. Shokz annonce 1000 cycles avant perte notable de capacité, soit trois ans d’utilisation intensive. Un casque à embouts classiques doit souvent être remplacé plus tôt, les coussinets se détériorant avec la sueur. La résistance IP55 du Pro 2 retarde cette obsolescence.
Pour des conseils sur la gestion de l’énergie en voyage, consultez un regard expert sur la gamme qui aborde la question des panneaux solaires compacts compatibles.
Dans la vidéo suivante, un technicien démonte la batterie pour illustrer la sécurité du module :
Ici encore, le casque s’inscrit dans une logique de durabilité fonctionnelle : moins de recharges, moins de câble à transporter, plus de spontanéité. L’autonomie devient une promesse tenue, pas un argument marketing. Ainsi se conclut l’examen de l’énergie, avant de passer au débat incontournable : faut-il vraiment craquer pour ce casque premium ?
Faut-il craquer ? Analyse de l’investissement face aux alternatives
Arrive le moment du bilan financier. À 180-200 €, le Shokz OpenRun Pro 2 tutoie le segment premium. La question est donc moins « combien ? » que « pour quoi ? ». Pour décider, Maëva a établi un tableau de critères pondérés : sécurité (30 %), confort (25 %), performance audio (20 %), connectivité (15 %), look & durabilité (10 %). Sur 100 points, le Pro 2 récolte 86, un score éloquent mais pas parfait.
Comparons maintenant à deux concurrents directs : un intra-auriculaire sportif et un casque à arceau classique. L’intra offre un grave tonitruant, mais coupe l’environnement : il décroche 92 en audio, 55 en sécurité. Le casque arceau, lui, peine en stabilité mais flirte avec le luxe sonore. Le Shokz se place au centre, flexible, singulier.
Voici un récapitulatif chiffré des plus et des moins :
| Indicateur | Score /10 | Commentaire |
|---|---|---|
| Sécurité auditive | 9 | Oreille libre, meilleure perception environnementale. |
| Qualité sonore | 7 | Basses améliorées mais pas hi-fi. |
| Confort long terme | 8 | Poids plume, revêtement respirant. |
| Autonomie | 8 | 10 h, recharge express. |
| Tarif | 6 | Positionnement premium. |
Si votre pratique sportive implique des zones urbaines à forte circulation, le Pro 2 devient presque un achat de prévention. Pour un audiophile sédentaire, le compromis n’est pas justifié. Les esprits tatillons remarqueront l’absence d’aptX ou d’ANC, mais ces technologies vont à l’encontre de l’ADN « oreille ouverte ». Le bon achat n’est donc pas une affaire de chiffres absolus, mais d’usage réel.
L’argument durabilité mérite un éclairage : le casque se compose de quatre pièces majeures remplaçables en centre agréé. À l’ère du jetable, c’est un angle positif pour la planète… et pour le portefeuille sur le long terme.
Pour conclure ce débat, visitez cette analyse indépendante qui compare le coût d’usage sur trois ans entre plusieurs formats.
De cette analyse ressort une vérité : la valeur d’un casque ne se mesure pas qu’en décibels, mais en moments vécus. Si ces moments se déroulent sur la route, entre bruit des pneus et cris de goélands, alors l’OpenRun Pro 2 justifie son prix en offrant un pont entre musique et réalité. À chacun de faire pencher la balance selon son propre récit.
Le Shokz OpenRun Pro 2 est-il compatible avec les lunettes de soleil sportives ?
Oui, l’arceau contourne l’arrière du crâne et laisse le dessus de l’oreille libre. Les branches de lunettes se posent donc sans pression supplémentaire sur les tempes.
Peut-on nager avec le casque ?
Malgré l’IP55, le Pro 2 n’est pas conçu pour l’immersion prolongée. Les éclaboussures et la pluie légère sont supportées, mais la natation nécessite un modèle IP68 spécifique.
Le casque fonctionne-t-il avec les montres GPS sans smartphone ?
Si la montre intègre un profil Bluetooth audio (exemple : certaines montres multisports), la connexion directe est possible. Dans le cas contraire, un smartphone reste requis.
Existe-t-il un mode multipoint pour connecter deux appareils ?
Oui, le Pro 2 prend en charge deux appareils simultanés ; pratique pour passer de la playlist du téléphone à la visioconférence de la tablette sans reconnexion.
Comment nettoyer les transducteurs après une sortie boueuse ?
Un tissu microfibre légèrement humide suffit. Évitez les solvants et séchez soigneusement le connecteur magnétique avant la recharge pour prévenir l’oxydation.
